Echec et gueule de bois à Copenhague !

Communiqué de presse

Les JRG déplorent l’échec du Sommet de Copenhague qui demeurera comme un revers historique dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Le compromis de Copenhague (principalement négocié entre la Chine et les Etats-Unis) est un échec notamment car il n’est pas juridiquement opposable. L’affirmation d’une limitation de la hausse des températures à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle et la perspective de 7 milliards d’Euros d’aides annuelles aux pays pauvres pour 2010, 2011 et 2012 afin de lutter contre les inondations et les sécheresses sont trop vagues et insuffisants. Ainsi, il n’y a pas d’engagements précis en matière de réduction des émissions de gaz à effets de serre (GES).

Nous regrettons l’effacement de l’Union Européenne dans ces négociations ainsi que l’aveuglement des pays les plus industrialisés, contributeurs les plus importants aux modifications climatiques. Les victimes actuelles et de demain du réchauffement ont été sacrifiées alors que plus de 2 ans de négociations internationales avaient suscité l’espoir.

Paris, le 19 décembre 2009

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Sommet de Copenhague “pour une fiscalité environnementale contraignante et globalisée”

pollution

Le Sommet de Copenhague restera comme une étape incontournable de la lutte contre le réchauffement climatique. Un événement d’autant plus central que d’autres défis environnementaux comme la raréfaction des ressources naturelles ou les diverses pollutions y sont connexes. Les JRG se saisissent de cette occasion pour proposer une orientation radicale permettant de répondre à ces défis. Dans la continuation de leur appel à l’instauration d’un Statut du réfugié climatique, les JRG défendent l’instauration d’une fiscalité environnementale contraignante et globalisée.

Les dernières avancées internationales en matière de lutte contre le réchauffement climatique demeurent insuffisantes et incomplètes. Le Protocole de Kyoto en 1997 (ratifié par 172 pays à l’exception notable des Etats-Unis) n’incluait pas de fiscalité environnementale. Des objectifs de réduction des émissions des gaz à effet de serre1avaient été fixés mais ils n’ont pas été atteints. Il convient donc aujourd’hui de repenser les outils d’actions internationaux et de les adapter à l’augmentation du nombre de pays partenaires.

Les JRG estiment prioritaire la réduction des émissions contributives à la source.Cette démarche doit s’accompagner d’une politique internationale exigeante en matière de normes de protection environnementale, de régulation et d’autorisation de production telle que pratiquée par l’Union Européenne. Une véritable police sanitaire et environnementale semble ici nécessaire. Par ailleurs, ces mécanismes nécessiteront l’établissement d’un financement démocratiquement controlé.

La nécessité de réguler les émissions de gaz carbonique est suffisamment urgente et impérieuse pour justifier l’existence de réponses contraignantes. Les JRG défendront la création d’une taxe sur les activités productrices d’effet de serre (essentiellement le CO²) au cours du Sommet de Copenhague.

Cette fiscalité ne devra pas altérer l’efficience de la libre entreprise et du libre échange ni affecter les acteurs économiques, en terme de pouvoir d’achat ou d’investissement. A ce titre, les JRG demandent la mise en place d’un système de redistribution équitableet efficace du produit de cette taxe environnementale.

Afin de permettre des négociations équilibrées et universelles, les JRG demandent à ce qu’aucune discrimination ne soit effectuée dans la détermination des parties habilitées à négocier à Copenhague. Ainsi, nous considérons comme indispensable que le Forum international des peuples indigènes sur le changement climatiques (IIPFCC) soit reconnu comme partie habilitée à négocier au même titre que l’Union Européenne, les USA, le G 8 ou encore le G 20.

Les JRG anticipent le Sommet de Copenhague comme un accélérateur des différentes initiatives nationales ou régionales relatives à la taxation des contributions au réchauffement climatique ou à la fixation d’un « prix sur le carbone ». D’ailleurs, une taxation internationale permettrait d’éviter des ajustements fiscaux nationaux par le biais notamment de mesures protectionnistes2.

1 fixés à 5,2% en moyenne pour la période 2008-2012 (par rapport au niveau de 1990) et pour 38 pays industrialisés

2 Une convergence fiscale dans l’Union Européenne, s’appuyant sur des décisions d’harmonisation prises à la majorité des Etats membres, serait également un facteur positif.

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La nécessaire et urgente instauration d’un Statut du réfugié climatique

Ces dernières années, l’une des conséquences du réchauffement de la Planète est la mise en danger immédiate de certaines populations obligées de se déplacer pour survivre.

Qu’il s’agisse de la montée des eaux (Tuvalu, les Iles Maldives Bengladesh, etc.), de la fonte des glaces (Népal) ou de l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes naturels dévastateurs (cyclone Katrina, désertification des lacs tchadiens), ces situations se développent malheureusement.

En réponse, et contrairement à d’autres situations tout aussi difficiles comme les déplacements dus à des conflits, à des crises économiques ou alimentaires, aucun statut international n’a été adopté.

Même si un tel statut en tant que tel ne constitue pas une réponse complète à ce complexe problème, son instauration permettrait de poser une base normative indispensable à un moment où la multiplication de ces déplacements internationaux est prévue et évaluable. En effet, d’ici à 2050, près de 200 millions de personnes seront concernés selon un rapport réalisé par l’ONG Care et le Centre pour le réseau international d’information en sciences de la terre de l’université de Columbia.

La responsabilité des pays dits développés ayant des activités productives en CO² est d’autant plus importante que certains des pays les plus durement touchés comme Tuvalu ou le Népal ne contribuent pratiquement pas, du fait de leur mode de vie, au réchauffement de la planète.

La question environnementale, à travers la question du statut de réfugié, est pleinement teintée d’humanisme et amène les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG) à y confronter ardemment leur grille de lecture. Non pas seulement car l’épanouissement et la vie même de nombreux humains sont en jeu, mais également car la diversité culturelle est mise en danger par un problème touchant directement des populations où le particularisme est intense, notamment par le caractère rare du lien entre culture et nature dans la majorité des situations actuellement recensées. Il y a urgence à ce qu’une réponse soit apportée à ces situations touchant les relations internationales et susceptibles d’affecter les bases mêmes de notre approche de ce que doit être un régime démocratique. Les JRG estiment que le Sommet de Copenhague devra absolument permettre l’édification de ce tigre de papier immensément nécessaire et concret que doit être un statut du réfugié climatique.

Communiqué des Jeunes Radicaux de Gauche

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Lancement du Plan climat régional ; communiqué du Président de Région

L’Etat, la Région, les Départements du Nord et du Pas-de-Calais et l’Ademe s’engagent ensemble pour la lutte contre le dérèglement climatique

Une première en France : lancement du Plan climat Nord-Pas de Calais

A cette occasion sera signée la charte partenariale “Plan climat Nord-Pas de Calais” à Lille, le 17 décembre (au Nouveau Siècle). Signature et conférence de presse à partir de 11h30, en présence de :

  • de Jean-Michel Bérard, préfet de Région Nord-Pas-de-Calais,
  • d’Emmanuel Cau, vice-président du Conseil régional en charge du développement durable et de l’environnement,
  • de Delphine Bataille, vice-présidente du Conseil général du Nord en charge de l’environnement et du développement durable,
  • d’Hervé Poher, vice-président du Conseil général du Pas-de-Calais en charge de la santé et de l’environnement,
  • d’Hervé Pignon, délégué régional de l’Ademe Nord-Pas de Calais,

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