Meilleurs voeux 2008 des forces radicales
décembre 31st, 2007 — nordpasdecalaisMeilleurs Voeux 2008 de la part des JRG, pour une année pleine de rupture, au sens réel du terme.
Meilleurs Voeux 2008 de la part des JRG, pour une année pleine de rupture, au sens réel du terme.
Lors de sa visite au Vatican, Nicolas Sarkozy a évoqué « les racines chrétiennes de la France », mais il également appelé à les « valoriser » tout en précisant que la religion était « un atout ».
Les Jeunes Radicaux de Gauche ne contestent pas l’héritage chrétien mais s’inquiètent de sa mise en avant, ce qui traduit une vision négative de la laïcité. Ils constatent que, sans doute pour faire oublier à l’électorat catholique la mise en avant de sa vie privée, l’instauration de tests ADN dans le cadre du regroupement familial ou encore ses propos sur le déterminisme génétique ; le Président n’hésite pas à s’en prendre à l’un des piliers de notre République. Cela nous rappelle également certaines de ses initiatives communautaristes comme la mise en place du Conseil Consultatif du Culte Musulman.
Les JRG tiennent à rappeler que la laïcité n’est pas un acquis immuable mais un combat quotidien. Le respect absolu de la Loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat est une nécessité. La laïcité impose au Président de la République de se refuser à mettre sa pratique religieuse en avant. La laïcité est un universalisme qui n’est pas une posture anti religieuse mais
qui promeut la liberté de conscience. Elle garantit un vivre ensemble respectueux dans notre société où cohabitent cultes et cultures différents.
Les Jeunes Radicaux de Gauche continuent de militer afin de mettre fin à l’exception concordataire en Alsace et en Moselle, ainsi qu’à certaines tolérances dans les territoires républicains ultra-marins. Ils s’insurgent régulièrement contre certaines subventions en faveur d’initiatives communautaristes, luttent contre la présence de signes religieux ostentatoires au sein du Service public ou contre la perpétuation du financement public d’enseignements à caractère privé.
La laïcité est un fondamental de tolérance, un sanctuaire républicain qui ne peux se résumer à de l’électoralisme UMPien. Restons plus que jamais vigilant. »
Les JRG,
Rodez,
Le 24/12/2007
Une délégation du Parti Radical de Gauche, conduite par Jean-Michel BAYLET et une délégation du Parti Socialiste, conduite par François HOLLANDE se sont rencontrées aujourd’hui afin d’évoquer les élections locales de mars.
Ils ont convenu d’une stratégie commune de rassemblement dès le premier tour pour les élections municipales et cantonales.
Pour s’opposer avec clarté et fermeté à la politique menée par le Président Sarkozy, le PS et le PRG considèrent que le rassemblement sur la base de projets concrets est la condition première de la victoire dans les communes et les départements.
La 30ème Assemblée Générale de l’IFLRY (Fédération Internationale des Jeunesses Libérales et radicales), dont les JRG sont membres de plein exercice, s’est tenue du 13 au 15 décembre 2007 à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine). Lors de cette AG, une page d’histoire s’est écrite avec l’élection à la présidence de l’IFLRY de Paola SILVA, membre de l’UCJD (Union Colombienne des Jeunes Démocrates), première femme président de l’IFLRY mais aussi premier président natif d’un autre continent que l’Europe.
Notre ami Bart WOORD (Jeunes Démocrates des Pays-Bas) a été réélu Secrétaire Général ; Chris GALLAWAY, ancien président des Jeunes Démocrates Américains, occupe désormais la nouvelle fonction de trésorier de l’IFLRY.
Jan-Argy TOLENTINO (Philippines), Jelena SPASOVIC (Serbie), Frederik FERIE (Allemagne) et Ahissata CAMARA (Côte d’Ivoire) ont été élus ou réélus vice-présidents.
Les JRG étaient représentés par leur délégué aux relations internationales, Michel LEJEUNE-MENGWANG, qui a officié comme scrutateur de l’AG et défendu une résolution commune UCJD/JRG pour l’obtention d’un accord humanitaire entre le gouvernement colombien et les FARC (http://blog.riposte-radicale.org/?p=254).
IFLRY
30ème Assemblée Générale
13 – 15 Décembre, 2007
Résolution pour un accord humanitaire entre le gouvernement colombien et les FARC
Proposée par l’UCJD (Colombie) & les JRG (Jeunes Radicaux de Gauche, France),
Votée à l’unanimité, sans amendement; moins une voix contre et des abstentions :
- Observant :
Qu’Ingrid Betancourt, ancienne candidate à l’élection présidentielle colombienne, de double-nationalité franco-colombienne, et Clara Rojas, vice-présidente de son parti, sont détenues en otage depuis plus de 2000 jours par les guérillas FARC. Les FARC détiennent 700 personnes, parmi lesquelles 3 citoyens des USA, 5 anciens membres du Congrès, 1 ancien Gouverneur et quelques hommes de l’armée nationale, bon nombre d’entre eux depuis 10 ans.
Que 11 des 12 députés provinciaux du Valle del Cauca qui ont été enlevés par des guérilleros FARC sont morts en juin 2007. Les officiels déclarant qu’ils ont été brutalement assassinés ; des représentants de FARC affirment que les députés ont été tués par ” des tirs croisés ” au cours d’une attaque de leur campement par un groupe militaire.
Que le gouvernement colombien conserve l’option d’un sauvetage militaire des otages, malgré le risque élevé de décès lors de tirs croisés.
Que les FARC seraient prêts à négocier la libération d’otages en échange de celle de prisonniers, sous réserve de l’existence durant 40 jours d’une zone démilitarisée de 800 km² dans les montagnes du Valle del Cauca.
Que le gouvernement colombien approuverait un échange humanitaire mais en excluant la demande des 800 km² démilitarisés et à la condition que chaque membre des FARC emprisonné s’engage à ne plus commettre de crimes une fois libéré.
Que depuis le milieu de cette année, le président vénézuélien, Hugo Chavez a entamé un rôle de médiateur des négociations entre le gouvernement colombien et les FARC. Depuis, aucun otage n’a encore été relâché.
Que le président colombien Álvaro Uribe, a mis fin de façon inattendue au travail de médiation du président vénézuélien, Hugo Chavez, et de la sénatrice colombienne Piedad Córdoba avec les FARC. Selon de nombreux experts l’arrêt de cette médiation serait pour le président Uribe une excuse pour abandonner une négociation d’échange humanitaire qu’il n’aurait jamais réellement souhaité voir aboutir.
Que des preuves de vie des otages, telles que des vidéos et des lettres, viennent juste d’être rassemblées par le gouvernement. Ingrid Betancourt et les autres otages y paraissent très tristes et amaigris, ce qui illustre la situation dégradante d’être détenu de nombreuses années en montagne.
Que le président français Nicolas Sarkozy s’est propose comme nouveau médiateur pour reprendre des négociations d’échange humanitaire.
- Considérant :
Que la liberté est un droit prioritaire et que vivre en captivité c’est vivre sans dignité.
Que le sort des otages dépend d’un échange humanitaire devant être conclu entre les FARC et le gouvernement colombien.
Que la décision du président Álvaro Uribe amenuise les espoirs des familles de tous les otages qui avaient confiance en la médiation de Chávez pour permettre la libération de leurs proches.
Que les faits démontrent que les FARC sont seulement intéressées par une négociation prolongée, malgré la longue période de détention des otages en montagne, afin qu’elles puissent peser pour la libération de leurs membres emprisonnés mais aussi pour acquérir une nouvelle existence politique sur la scène internationale.
Que les faits démontrent que le gouvernement colombien est seulement intéressé pour montrer au monde la brutalité des guérillas FARC retenant des otages, comme une excuse pour soutenir la seule option qu’il propose : un sauvetage militaire.
- Appelle tous les gouvernements à :
Soutenir de façon pratique le rôle de médiation internationale initié par le groupe de trois pays formé de la France, de la Suisse et de l’Espagne.
Faire pression sur les FARC, par le biais d’organisations qui les soutiennent à l’étranger et en particulier dans les pays qui ne les ont pas placés sur leur liste d’organisations terroristes, afin qu’ils répondent positivement aux médiateurs, indiquant ainsi un désir authentique de conclure un accord humanitaire. Céder sur la demande que leurs membres emprisonnés ne commettent plus de crimes une fois libérés serait une preuve d’intérêt pour la recherche d’un échange humanitaire.
Faire pression sur le gouvernement colombien ainsi que ce dernier respecte la Convention de Genève ratifié par la Colombie et se trouve de facto obligé en cas de conflit intérieur de négocier des accords humanitaires afin de sauver le plus de vies possibles. Céder sur la demande de l’établissement d’une zone démilitarisée de 800 km² durant 40 jours n’est pas donner le contrôle d’une zone à la guérilla pour une longue période, et montrerait au monde l’intérêt du gouvernement pour la recherche d’un échange humanitaire.